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La parité homme - femme: un
défi pour la France ?
Ecart moyen de rémunération entre les hommes et les femmes
: 25%
|
HOMMES |
FEMMES |
| Salariés travaillant au smic ou en dessous |
20 % |
80 % |
| Répartition Chômage par sexe |
7,1 % |
10,8 % |
(Source : Presse régionale et nationale)
«Le chômage va reculer
en 2004» - Jean-Pierre Raffarin
«Je crois qu'aujourd'hui la croissance revient. Un potentiel important
est devant nous. Je suis sûr que l'année 2004 verra reculer le
chômage, verra augmenter la croissance»
Jean-Pierre Raffarin à Fère en Tardenois,, le 24 octobre 2003.
Les plans sociaux, les licenciements, les fermetures
d'usines >>>
(Source : Presse régionale et nationale)
Le projet de loi relatif au dialogue social transmis au
Conseil d'État
(Source : Presse régionale et nationale)
Pour les non-européens, quels
effets sur la durée du chômage ?
L'origine nationale est repérée par une nomenclature en cinq
classes qui distingue Français de parents français, Français
d'origine européenne, Français de parents non européens,
étrangers européens et étrangers non européens.
La répartition de la cohorte de chômeurs au sein de ces 5 catégories
est donnée dans le tableau ci-dessous :
| |
Proportion de chômeurs de la cohorte résidant
en ZUS (en %) |
Durée moyenne de chômage
(en mois) |
| En ZUS |
Hors ZUS |
Ensemble |
| Français de parents français |
14 |
10,6 |
9,7 |
9,9 |
| Français dorigine européenne |
16 |
8,8 |
9,3 |
9,2 |
| Français de parents non européens |
33 |
11,7 |
11,4 |
11,6 |
| Étrangers européens |
24 |
7,9 |
9,3 |
9,3 |
| Étrangers non européens |
37 |
12,2 |
12,8 |
12,3 |
Source : DARES, enquête TDE-MLT.
Cf. notre article ci-dessous : Habiter un quartier défavorisé
: quels effets sur la durée du chômage ?
Pour comprendre :
Z.U.S. : zone urbaine sensible. Les ZUS sont les quartiers prioritaires
définis par le pacte de relance pour la ville de décembre 1996.
Le pacte de relance pour la ville définissait trois niveaux d'intervention
: les 750 ZUS formant le périmètre d'intervention le plus large,
parmi lesquelles 416 sites étaient classés en zone de redynamisation
urbaine (ZRU) et 44 en zone franche urbaine (ZFU).
Tentons une lecture horizontale de ce tableau :
| |
Proportion de chômeurs de la cohorte résidant
en ZUS (en %) |
Durée moyenne de chômage
(en mois) |
| En ZUS |
Hors ZUS |
Ensemble |
| Français de parents français |
14 |
10,6 |
9,7 |
9,9 |
| Français dorigine européenne |
16 |
8,8 |
9,3 |
9,2 |
| Français de parents non européens |
33 |
11,7 |
11,4 |
11,6 |
| Étrangers européens |
24 |
7,9 |
9,3 |
9,3 |
| Étrangers non européens |
37 |
12,2 |
12,8 |
12,3 |
Pour les chômeurs d'origine non européenne, qu'ils soient de nationalité
française ou non, qu'ils habitent ou non dans une ZUS, la durée
moyenne de chômage est de 30 % supérieure.
(Source : Direction de l'Animation de la Recherche, des Etudes
et des Statistiques - Octobre 2003 N° 43-1)
Habiter un
quartier défavorisé : quels effets sur la durée du
chômage ?
Le chômage est bien plus élevé dans les quartiers classés
en ZUS. Au recensement de 1999, le taux de chômage moyen dans les ZUS
atteint 25,4 % de la population active contre 14,3 % dans les villes qui les entourent.
Le fait de résider dans une zone urbaine sensible a en lui-même un
effet significatif sur les délais de sortie du chômage : résider
en ZUS allonge la durée de chômage de 9 % en moyenne !
Les facteurs géographiques contribuent aux inégalités
entre actifs face aux risques du chômage.
Etre domicilié dans l'un des quartiers de la politique de la ville (ZUS)
constitue pour les chômeurs français nés de parents français
et pour ceux d'origine non-européenne un handicap pour retrouver un emploi.
Pour comprendre :
Z.U.S. : zone urbaine sensible. Les ZUS sont les quartiers prioritaires
définis par le pacte de relance pour la ville de décembre 1996.
Le pacte de relance pour la ville définissait trois niveaux d'intervention
: les 750 ZUS formant le périmètre d'intervention le plus large,
parmi lesquelles 416 sites étaient classés en zone de redynamisation
urbaine (ZRU) et 44 en zone franche urbaine (ZFU).
(Source : Direction de l'Animation de la Recherche, des Etudes
et des Statistiques - Octobre 2003 N° 43-1)
La désindustrialisation s'accélère
Les plans sociaux, les licenciements, les fermetures
d'usines >>>
(Source : Presse régionale et nationale)
66 % des salariés satisfaits
des 35 heures mais décus par l'impact sur les salaires et la création
d'emploi
Selon un sondage IFOP-Journal du Dimanche, 66 % des salariés
concernés par les 35 heures se disent «satisfaits de la mise en
place des 35 heures» contre 34 % d'un avis contraire.
Les 35 heures sont particulièrement appréciées chez :
- les femmes à 75 %
- les 18-24 ans à 81 %
- les employés à 70 %
- les ouvriers à 64 %
- les sympathisants de gauche à 76 %
L'avis est plus mitigé chez :
- les cadres supérieurs, satisfaits à 57 %
- les sympathisants de droite, satisfaits à 45 % (contre 34 %)
La déception est manifeste concernant l'impact des 35 heures sur
les salaires (53 % d'avis négatifs) et la création de nouveaux emplois
(65 % de déçus).
(Source : Le Journal du Dimanche - Dimanche 12 Octobre 2003
- Sondage Ifop-JDD)
Le MEDEF propose de changer les règles
du Plan Social
- Nouvelle définition du licenciement économique
- Le seuil de 10 salariés obligeant à un plan social remonterait
à 20 salariés
- Durée de la procédure raccourcie à un mois (un semestre
actuellement)
- Réduction des délais de consultation du comité d'entreprise
à quinze jours
- Le non-respect de la procédure du plan social ne serait plus sanctionné
que par une indemnité maximum de 6 mois de salaire (actuellement, on peut
aller jusqu'à l'annulation du licenciement)
Les plans sociaux, les licenciements, les fermetures
d'usines >>>
(Source : Presse régionale et nationale)
La conjoncture économique
est à l'origine de 90 % du recours au chômage partiel.
Pour la deuxième année consécutive, le chômage
partiel est en augmentation.
Le nombre de journées autorisées, qui était passé
de 1,5 à 2,5 millions en 2001, atteint 2,8 millions en 2002. Cependant,
seules 1,1 million de journées ont été réellement
chômées au cours de l'année 2002 (en hausse de 17 % par rapport
à 2001), soit 40 % des journées autorisées.
En moyenne, le chômage partiel a touché chaque mois 40 600
personnes, pour une durée de 5,7 jours autorisés par salarié
concerné. En 2002, le chômage partiel a coûté 29,7 millions
d'euros à l'État. Le secteur industriel demeure le principal utilisateur
et représente 85 % des demandes.
(Source : Direction de l'Animation de la Recherche, des Etudes
et des Statistiques - Septembre 2003 N° 37-1)
Des emplois de moindre qualité
pour les personnes aux capacités limitées
Au sein des 15-64 ans, une personne sur huit déclare être limitée
dans sa capacité de travail du fait d'un problème de santé,
soit 5 millions d'individus.
44 % d'entre eux accèdent à un emploi. Cet emploi est, plus fréquemment
que pour les valides, un poste à temps partiel. Un peu moins de 80 % de
cette population déclarent ne bénéficier daucune aide
à son travail.
Plus de problèmes de santé et de limitations pour les plus
âgés ou les moins qualifiés.
Le viellissement a un impact majeur. Avec l'âge, l'incidence des problèmes
de santé s'accroît et l'impact sur l'employabilité augmente
d'autant.
Plus fréquents et plus invalidants chez les ouvriers :
| |
CADRES |
OUVRIERS |
| Déclarent des problèmes de santé |
19 % |
31 % |
| Limitations des capacités de travail induites |
33 % |
58 % |
(Source : Direction de l'Animation de la Recherche, des Etudes
et des Statistiques - Octobre 2003 N° 40-1)
Le chômage progresse inexorablement : +
0,5 % en août
Fin août 2003, 2 410 400 demandeurs demploi de catégorie
1
Le nombre de demandeurs demploi de catégorie 1 saccroît
de 0,5% au mois daoût (+11 300). La progression du chômage
touche davantage les femmes (+0,8%) que les hommes (+0,1%). Le chômage des
jeunes diminue ce mois-ci (-0,8%). Sur un an, le nombre de demandeurs demploi
de catégorie 1 augmente de 5,9 % (7,2 % pour les hommes et 4,5 %
pour les femmes).
(Source : Ministère du travail et de la solidarité)
Les femmes créatrices d'entreprise
sont de plus en plus nombreuses.
Les femmes créatrices d'entreprise sont de plus en plus nombreuses.
Elles sont plus jeunes et plus diplômées que leurs homologues masculins,
dans un contexte où les jeunes de moins de trente ans s'engagent de moins
en moins dans la création.
(Source : Direction de l'Animation de la Recherche, des Etudes
et des Statistiques - Septembre 2003 N° 37-3)
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